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Ce qu’il faut savoir des fonds propres

Différentes sources sont disponibles pour financer sa startup : business angels, venture capital, equity crowdfunding. Tous les investisseurs n’ont pas la même intention. Cela peut varier d’une simple prise de participation à la volonté de devenir un associé  financièrement et opérationnellement.

Contrôle ou self-control ?

Garder le contrôle est la principale appréhension d’un entrepreneur lorsqu’il s’agit de faire appel à des investisseurs externes. C’est l’une des raisons pour laquelle il est parfois plus avisé de repousser au plus tard les premières levées de fonds. Une question se pose : Pourquoi temporiser alors que l’on aurait plutôt tendance à vouloir foncer ? Élément de réponse : La valorisation de votre startup. En effet plus vous apportez d’éléments pour justifier d’une valorisation importante ou proche de vos attentes et plus vous aurez de poids dans la balance pour négocier le capital alloué à vos investisseurs. Une bonne idée c’est intéressant, mais avoir de la matière pour négocier les conditions d’entrée dans votre capital auprès des investisseurs est bien plus stratégique en tant qu’entrepreneur.

C’est pourquoi il faut être prudent sur les choix que vous ferez lors de la sélection de vos investisseurs. Évidemment tous les entrepreneurs n’ont pas le luxe de pouvoir choisir qui entrera ou n’entrera pas dans leur capital. Ainsi il est aisé d’ouvrir son capital au mauvais investisseur car même une personne qui partage votre vision et votre ambition peut faire blocage dans la prise de décisions stratégiques. La majorité des investisseurs veulent protéger leurs intérêts, ce qui est un comportement humain et tout a fait compréhensible. Sauf que l’intérêt d’un investisseur est rarement le même que celui d’un entrepreneur.

Si le contrôle reste une préoccupation majeure et qu’il faut offrir une partie du capital aux investisseurs, comment décider la forme d’intéressement pour attirer les capitaux et pour garder un contrôle effectif sur la société.

Actions préférentielles ou actions ordinaires ?

Ces deux choix s’offrent à vous, actions préférentielles ou actions standards. Les deux formes d’actions ont des particularités propres. Les actions préférentielles – une forme de titre hybride – donnent le droit de toucher un dividende à un taux minimal garanti, avec une priorité sur les autres actionnaires. Les détenteurs de ce type d’actions ont également une priorité légale quant à l’attribution des profits de l’entreprise ou en cas de faillite, un accès direct à ses actifs. Un droit de vote (parfois multiple) peut être alloué à ses détenteurs. Dans la pratique, nous voyons principalement des actions préférentielles exemptes de droits de vote. En somme, des actions préférentielles vous donneront plus d’arguments pour intéresser un investisseur potentiel.

Les actions ordinaires sont des titres de propriété comme le sont évidemment les actions préférentielles. Elles sont plus risquées dans la mesure où elles n’offrent aucun droit prioritaire sur les cash flows générés par l’entreprise. Cette prise de risque supplémentaire est souvent compensée par le droit de vote aux assemblées générales de la société, que ce type d’action confère. En terme de priorité les détenteurs d’actions sont souvent les derniers à être dédommagés s’il devait y avoir liquidation de la société.

Certains de vos investisseurs vous demanderont que leurs actions soient préférentielles et qu’elles puissent être rachetées ou converties en actions ordinaires après une certaine période ou si certains jalons sont (ou pas) atteints. L’entrepreneur aura certes la possibilité de reprendre le contrôle de son entreprise à une date donnée mais cette option pourrait également permettre à un investisseur de  prendre le contrôle de l’entreprise si il arrivait à convertir suffisement de ces actions préférentielles.

Le droit de vote dans votre entreprise ne doit donc pas être négligé. Vos investisseurs auront une tendance toute naturelle à vous demander des actions préférentielles leur donnant un droit de vote, ou autres avantages que vous aurez défini lors de vos négociations. Ainsi même si vos investisseurs ont une participation limitée, leurs actions préférentielles les protègeront et leurs donneront plus de garanties pour accéder aux fonctions managériales et aux résultats de votre entreprise voire in fine à une prise de contrôle.

Crowdfunding ?

Lorsque le besoin de financer sa startup arrive, le premier réflexe qui vient à l’esprit c’est la banque ou le Venture Capital. Mais ces moyens de financement sont loin d’être facile d’accès et les conditions imposées sont la plupart du temps drastiques. D’autres sources sont disponibles et le champs des possibles désormais bien plus larges. L’equity crowdfunding ou financement participatif en capital en fait partie.

Sa démocratisation connaît un essor rapide et constant. Les avantages de ce mode de financement tant pour les entrepreneurs que pour les investisseurs sont réellement importants et encourageants. Car au contraire de trouver du financement via un venture capitaliste, ce n’est pas ici la chance qui entre en jeux mais bien l’intérêt de la foule (crowd) qui va vous permettre de lever des fonds. Si vous pensez que nous vous encourageons à choisir cette voie, c’est exact, nous le faisons. Non pas en tant qu’acteur du financement des startups mais en tant qu’entrepreneurs qui avons vécu le même parcours du combattant pour financer nos activités. Les conditions d’accès au capital via le crowdfunding sont majoritairement plus favorable pour les entrepreneurs que ce qui est proposé par d’autres acteurs du financement. Les actions préférentielles sont rarement proposées, l’entrepreneur propose sa propre “term sheet” avec une valorisation négociée et non imposée. L’apport des investisseurs peut s’avérer primordial pour le développement et l’accès de la startup à de nouveaux marchés.

Les processus de sélection sont aussi raccourcies et focalisés sur une simplification du parcours pour accéder à la campagne de levée de fonds. Tous ces avantages font du crowdfunding un moyen de financement ultra-performant, rapide et démocratique.

Réfléchissez avant de vous lancer à corps perdu dans la recherche de financements. Il existe d’autres moyens de développer son entreprise que de faire appel aux acteurs historiques du marché.

Venez partager vous aussi vos expériences de recherches d’investissement en écrivant un commentaire.

2 commentaires sur “Ce qu’il faut savoir des fonds propres

  1. J’ai longtemps recherché des fonds via les banques, puis j’ai réussi à mobiliser des membres de ma famille pour financer mon projet.

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